Le palimpseste urbain que représente le centre ancien de nos villes est dur à déchiffrer. De la ville romaine à nos jours, se sont déposés des couches de mémoires, d’actions, de bâtiments dans l’espace et le temps. Pour déchiffrer et comprendre cette superposition, les plans pour la ville sont des outils précieux. A Toulouse, 500 ans après la première vue, faire l’inventaire de ces plans, c’est contribuer à la reconnaissance d’une figure qui curieusement échappe. Aussi, après quelques années de recherche sur l’articulation ville-architecture dans des contextes aussi différents que Chandigarh, Jaipur, Toulouse le Mirail ou la grande échelle du territoire Garonne, nous avons pris ce demi-millénaire de représentation urbaine pour nous pencher sur la ville historique dans le simple objectif au départ de production d’un atlas qui manquait aux chercheurs, urbanistes et simples curieux de la ville. Cette compilation de plan, instructive en tant que telle, ouvrait sur des dimensions de stratifications sur un cheminement entre mémoire et présent, entre histoire et réalité. C’est alors dessiné un objectif supplémentaire autour de l’idée que dans l’atlas les cartes se superposent pour former une construction abstraite, idéale et utopique qui devient la ville plus que la ville même. Que représentent ces plans ? Pourquoi ont-ils été réalisés ? Comment ont-ils été diffusés ou au contraire ont-ils été perdus, oubliés ? Dans la superposition de toutes ces représentations quelle identité de la ville apparaît ?


En préparation. Rémi Papillault, "Toulouse 1515-2015, la ville comme artefact", 226p., Collection architectures, PUM, AMT, 2015.