Nous tentons donc d’étudier projet urbain, art et architecture ensemble sur un même objet. Il n'est pas question de limiter l'interaction entre ces disciplines à de la transversalité, à un enchaînement logique d'échelle entre les savoirs ou à une simple superposition de connaissances. « Les rêveries d'un promeneur solitaire », les "nonsites" ou les « ruines à l'envers » de Robert Smithson, les « in-situ » de Daniel Buren et les traces dans l'herbe de Richard Long nous renseignent autant sur la façon de s'inscrire dans la ville et le territoire que la théorie de la dérive des situationnistes, le territoire - palimpseste de André Corboz ou le plan pour Monte Carraso de Luigi Snozzi. Tout l'enjeu du projet, comme concrétion de culture, est là que ce soit pour une petite maison dans le vieux bourg, ou pour un équipement à ses franges nous essayons de poser la conception comme si la ville était un édifice à l'œuvre depuis longtemps dans laquelle nous viendrions rajouter une pierre qui fonctionnerait pour elle même et pour l'ensemble ; pour se mettre dans le fil des projets du passé de la ville et de ceux à venir en s'appuyant sur plusieurs échelles temporelles et spatiales, plusieurs dimensions culturelles et contextuelles, toujours mouvantes


Équipe enseignante: Claude Branger, Laurent Gaudu, Anne Péré, Rémi Papillault
Ecole : ENSA Toulouse

BIBLIOGRAPHIE
« L’architecture, la mémoire et l’oubli : le cas de Rabastens », Plan Libre, Juin 2003.
« Des projets pour Grenade sur Garonne contre l’étalement urbain », Plan Libre, octobre 2002.