La modification de l’image du lieu d’un abattoir en un centre d’art contemporain devait tout d’abord porter sur le changement d’ambiance et de qualité des espaces extérieurs. La proposition tend à les recadrer par un système de “cours-jardin” continu ouvert sur la ville, s’articulant ensemble autour d’un parcours sur les thèmes de l’eau, du végétal et des traitements de sol. La transformation des jardins et des bâtiments s’appuie sur une intervention par touche et exploite dans une relecture contemporaine les qualités d’équilibre et de symétrie de l’ensemble. Malgré tous les perfectionnements techniques nécessaires nous avons cherché à préserver la lisibilité et la flexibilité des espaces destinés aux expositions.L’ensemble est conçu de manière à pouvoir évoluer suivant les besoins de la muséographie: dans la nef et sur les bas côtés, des cimaises transversales et longitudinales pourront être placées au niveau de chaque travée.Pour d’autres expositions on pourra laisser l’ensemble complètement vide.


Équipe : Antoine Stinco, Rémi Papillault (architectes), Valérie Labarthe (paysagiste)
BEFS (bureau d’étude), Brigitte Leroy (signalétique)
Maître d'ouvrage : Ville de Toulouse, Région Midi-Pyrénées
Date de réalisation : 1998-2000
Coût : 24,4 Millions d’Euros


BIBLIOGRAPHIE
« La reconnaissance des abattoirs » p. 21 à 81 et « Le musée et l’œuvre d’art » p. 95 à 115
in Les Abattoirs, histoire d'une transformation
Ed Espace d'Art Moderne et Contemporain, Les Abattoirs, Toulouse, 2000.
Les Abattoirs, Toulouse, Ed. Beaux Arts Magazine, Paris, 50 pages, 2000.


Photos © Jean-Marie Monthiers