En moins de huit jours, entre le 10 et le 18 Février 1951, Le Corbusier dit avoir mis au point le plan de Chandigarh, nouvelle capitale du Penjab suite à l’indépendance de l’Inde. A 64 ans, après des années à tenter de convaincre, à travers ses projets de villes théoriques ou appliqués, Le Corbusier voit à Chandigarh la possibilité de prouver ses idées. Mais alors que ses propositions de composition sur la base d’unités d’habitations pour Saint-Dié ou La Rochelle viennent d’être rejetées, Le Corbusier transgresse ce qu’il avait défini comme ville idéale, radieuse, pour autre chose : un objet complexe, hybride d’un faisceau de référence qui se nourrit autant de l’œuvre elle même que d’éléments extérieurs. La scénographie tentait de rendre compte de la multiplicité des approches de l’architecte pour son projet sur les quinze années de travail : urbanisme, architecture, tapisserie, peinture, cinéma, photographie, paysage.


Scénographie - Commissariat : Chandigarh, la ville de Le Corbusier
Équipe: Rémi Papillault (scénographe, commissaire), Laurent Vié (design),
Brigitte Leroy (signalétique)
Maître d'ouvrage: Espace Landowski, Musée des années 30
Date de réalisation: 2002, Boulogne
Coût: 50 000 Euros


BIBLIOGRAPHIE
"Chandigarh de Le Corbusier ou le goût de l’Inde", in Chandigarh la ville indienne de Le Corbusier
Le capitole une œuvre inachevée, Musée des Années 30. Boulogne Billancourt, p. 15 à 47, Rémi Papillault direction de la publication, Ed Somogy, 2002
« Chandigarh face à son inachèvement », Architecture d’Aujourd’hui, juin 2002