Pour penser l’architecture de la grande échelle nous partons du constat que ce sont majoritairement les réseaux de transport qui construisent le territoire d’aujourd’hui dans une urbanité-adsl, tels que les aéroports, trains et gares, hiérarchisation et enchaînement de voies rapides. L’ensemble dessine un territoire multipolaire dont l’efficacité « hyper-moderne » est liée à la notion de hors sol, au génie du « non lieu » et dans une vision plus technique à l’interaction des systèmes. Dans les entrelacs des voies rapides cette ville du mouvement a réinventé pendant longtemps sans que personne n’y trouve à redire, le zoning des modernes : centres commerciaux, zones d’activités, pavillonnaires et résidences sécurisées, parcs de loisirs.

Face ou parallèlement à cela, encore plus fortement avec la crise économique et énergétique, émergent des figures territoriales géographiques dont nous faisons l’hypothèse qu’elles sont les appuis de demain pour penser le territoire : parcs, bois, territoires agricoles de bord de ville, lignes de forces de collines, fleuves, bassins versants, réseaux hydrographiques…. Il semble que nous sachions de longue date définir ces territoires comme lieu de patrimonialisation, sanctuaires de nature, espaces en creux gelés au sein des villes territoires. Mais ne pourrait-on aller plus loin ? Ces systèmes géographiques ne peuvent-ils pas être les supports actifs d’une nouvelle urbanité, qui allie la conscience de la grande échelle à celle de l’ancrage dans un territoire?


Équipe: Rémi Papillault, Enrico Chapel, Anne Péré
ÉQUIPE DE RECHERCHE: LERNA Toulouse, CIEU-LISST / Université de Toulouse le Mirail, INSA Toulouse, LRA / ENSA Toulouse